Forficula auricularia (Linnaeus, 1758)
Dermaptera – Forficulidae
Noms vernaculaires : perce-oreille, forficule commune
Les dermaptères
Comme les autres perce-oreilles, Forficula auricularia, appartient à l’ordre des Dermaptères.
Si il existe près de 2.000 espèces dans le monde, on n’en compte qu’une trentaine en Europe.
Les dermaptères sont des insectes allongés, munis de pinces abdominales, les cerques.
Celles des mâles sont plus grandes et courbes que celles des femelles.
Ces appendices servent à repousser les prédateurs et, chez les mâles, à séduire les femelles.
Les perce-oreilles ont des ailes
L’origine de dermaptère (« derma« =peau et « ptère« =aile) vient de la texture des ailes très fines qui, une fois dépliées, ressemblent à des petites cuticules de peau humaine.
Si certaines espèces sont aptères, la plupart des dermaptères possèdent des ailes.
Ils préfèrent se déplacer en marchant, mais leurs ailes peuvent leur servir à planer.
Ces ailes méticuleusement repliées sous de minuscules élytres n’occupent alors qu’un dixième de leur surface totale.
C’est un record en matière de rangement.
Intimidation et dissuasion chimique
La première chose que l’on remarque lorsqu’on approche un forficule, que ce soit F. auricularia ou une autre espèce, c’est l’extrémité de son abdomen qui se dresse pour menacer l’intrus avec ses pinces.
Mais ce moyen d’intimidation n’est pas la seule arme dont dispose le forficule pour se défendre.
Il est doté d’une arme chimique, plus dissuasive et efficace, en particulier pour les prédateurs plus gros.
Grâce à des glandes situées sur le dessus de l’abdomen, il peut projeter une substance âcre sur son agresseur. De quoi lui passer l’envie de faire de notre forficule son repas.
Ci-dessous une photo d’un mâle de F. auricularia sur lequel on distingue ces 2 glandes.
Des mœurs nocturnes et un régime éclectique
Les forficules sont lucifuges (ils fuient la lumière).
Ils passent la journée à l’abri dans une crevasse, sous une pierre. Qui n’a jamais trouvé un ou plusieurs perce-oreilles au cœur d’un noyau fendu d’une pêche.
La nuit ils sortent se nourrir.
Bien que leurs proies de prédilection soient les pucerons et psylles, ils sont omnivores et peuvent aussi consommer des champignons ou autres végétaux.
L'instinct maternel
Après avoir passé l’hiver enfouie dans le sol, la femelle forficule creuse une petite loge dans la terre.
C’est là qu’elle va pondre quelques dizaines d’œufs blancs et arrondis.
Jusqu’à l’éclosion, Forficula auricularia va veiller sur les œufs, les nettoyer afin d’éliminer champignons ou parasites.
Quand les larves éclosent, la femelle s’occupe d’eux.
Elle les nourrit en régurgitant de la nourriture préalablement malaxée.
Mais après le dernier stade de mue, il est temps pour les jeunes de quitter le nid. Car l’instinct maternel de leur génitrice va laisser place à un féroce appétit qui pourrait la conduire à les dévorer.
Notes et références
Technique de prise de vue
Optique : voir légende photo
Boitier : Fuji X-T2
Soufflet macro : Nikon PB-6
Rail motorisé : « Ultra-rail » de MJKZZ
Eclairage : panneaux LED Yougnuo yn300air et diffuseurs maison
Logiciels : Zerene Stacker, Affinity Photo et Capture One Pro