Vespula germanica

Portrait de la guêpe germanique, Vespula germanica

Vespula germanica (Fabricius, 1793)

Hymenoptera - Vespidae - Vespinae

Noms vernaculaires : Guêpe germanique, guêpe européenne.

Cette tête ne doit pas vous être étrangère. Et pour cause, en été il est difficile de faire un barbecue ou un pique-nique sans que Vespula germanica, la guêpe germanique, ne s’invite à la fête.
Une autre espèce lui ressemblant beaucoup, Vespula vulgaris, la guêpe commune, partage avec elle ce sens de la convivialité 🙂

Vespula germanica est une espèce sociale vivant en colonie.
Le nid est construit en fibres végétales. On peut observer les ouvrières sur des piquets ou des planches de bois, prélever des fibres qui, malaxées avec de la salive, donneront le papier nécessaire à la construction.
Ce nid peut abriter plus de 3.000 individus. Il est composé d’une seule reine et des ouvrières stériles.
La colonie ne vivra qu’une saison, excepté sous les climats doux où une partie arrive à passer l’hiver.
Les jeunes reines, nées à la fin de l’été, passent l’hiver dans un endroit abrité du froid (sous l’écorce d’un arbre, dans une cavité dans le sol) avant de fonder leur colonie au printemps.
C’est la reine solitaire qui va choisir le lieu où elle bâtira. Elle va construire les premières cellules, afin de donner naissance aux premières ouvrières qui prendront la relève pour ériger de nouvelles cellules et aller chercher à manger à la progéniture.
Et si les adultes se nourrissent d’aliments sucrés : nectar, fruit, etc. les larves sont carnivores. Pour les nourrir, les ouvrières capturent de nombreux insectes, mouches, chenilles. Elles sont un précieux allié des cultures.

Guêpe germanique ou guêpe commune ?

Lorsqu’on ne dispose que du portrait de notre guêpe, il est possible de vérifier l’espèce à laquelle nous avons à faire en regardant la forme de la dent sur la mandibule. 
J’ai repassé ici en rouge la courbe dessinée par cette pointe sur notre Vespula germanica. Chez Vespula vulgaris, la ligne rouge serait droite.
Les tâches noires sur le clypeus (la partie au dessus des mandibules et entre les yeux) sont différentes suivant les espèces mais sont variables suivant les individus.
Ici par exemple ce n’est pas le dessin le plus classique pour V. germanica, dont le clypeus est le plus souvent orné de 3 points noirs en triangle. Là le point noir du haut est rattaché à la tâche noire supérieure.
Quant à V. vulgaris, « normalement » les tâches du clypeus se rejoignent, dessinant une ancre de marine.

La ligne courbe de mandibule de V. germanica

Technique photo

Boitier Fuji x-t2 couplé à un soufflet macro Nikon PB-6.
Portrait :
Objectif de scanner Minolta Dimage 5400
Rapport 2x
Rail motorisé « Ultra-rail » MJKZZ, pas de 80µm
Eclairage par panneaux LED  Yougnuo yn300air et diffuseurs DIY
Stacking de 30 photos
Traitement avec Zerene Stacker, Affinity Photo et Capture One.

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