Gyne de Messor barbarus, fourmi moissonneuse

portrait de fourmi moissonneuse Messor barbarus
Gyne de Messor barbarus - Mitutoyo MPlanApo 5x/0,14

Messor barbarus (Linnaeus, 1767)

Hymenoptera- Formicidae - Myrmicinae

Noms vernaculaires : Fourmi moissonneuse

A la période d’essaimage, les mâles et les femelles fécondes, qu’on appelle communément les fourmis volantes, sortent de la fourmilière pour le vol nuptial.
Les jeunes reines fécondées et qui auront survécu aux nombreux prédateurs et embûches s’arracheront les ailes avant de fonder leur colonie.
Quant à ce spécimen, il a malheureusement terminé son voyage de noce dans la piscine.

Les moissonneuses

Pour revenir plus précisément sur l’espèce photographiée, il s’agit d’une fourmi du genre Messor, du latin messis qui signifie « moisson ».
Ce sont en effet des espèces granivores, même si il leur arrive d’ajouter quelques cadavres d’insectes à leur menu.

Les ouvrières collectent des graines jusqu’à plusieurs dizaines de mètres autour de la fourmilière. Elles laissent des chemins caractéristiques, traces de leurs incessantes allées et venues.

La récolte est amassée à l’entrée de la fourmilière avant d’être stockée dans des greniers aménagés, à l’abri de l’humidité.
Mais les fourmis ne peuvent pas consommer d’aliments aussi durs, sans préparation.

La recette du pain de fourmi

Des ouvrières avec une tête et des mandibules disproportionnées, de la caste major, vont broyer les graines les plus dures. 
Les graines broyées sont ensuite aspergées de liquide salivaire.
Des enzymes vont dégrader l’amidon.
La préparation finale forme une pate spongieuse appelée le « pain de fourmi ».

La colonie se nourrira en suçant le liquide nutritif contenu dans le pain. 

Optique : voir légende de la photo
Boitier : Fuji X-T2
Soufflet macro : Nikon PB-6.
Rail motorisé : « Ultra-rail » de MJKZZ
Eclairage : panneaux LED  Yougnuo yn300air et diffuseurs maison
Logiciels : Zerene Stacker, Affinity Photo et Capture One Pro.

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