Un coléoptère aquatique, Dytiscus pisanus

Vue dorsale Dytiscus pisanus

Dytiscus pisanus

Coleoptera - Dytiscidae

Dytiscus pisanus appartient à la famille des Dytiscidae, les Dytiques.
Cette famille compte plus de 150 espèces en France, toutes carnivores. Mais dans le langage courant, seules les grandes espèces sont appelées dytiques. Elles sont moins de 10 représentants en France, on peut citer : Dytiscus marginalis (le dytique bordé), D. circumflexus, ou encore D. latissimus (le grand dytique) classé comme espèce protégée.

D. pisanus est une espèce méridionale. On le trouve dans la moitié Sud de la France. Je n’ai pas réussi à trouver sa carte exacte de répartition, mais des spécimens ont été observés en Vendée.

Il mesure dans les 30mm. Sa taille lui permet de s’attaquer à des têtards, des alevins, des larves de tritons.
Les larves de Dytiscidae sont également carnivores et ont l’explicite surnom de tigres d’eau. Elles chassent à l’affût, capturent leurs proies et les maintiennent avec leurs mandibules impressionnants. Après avoir injecté des enzymes digestives (comme le font certaines punaises, ou araignées) elles absorbent le contenu liquéfié de la victime.
Les pattes postérieures des Dytiques forment de puissantes rames, en faisant un des insectes aquatiques les plus rapides.
Le dytique respirant comme les insectes terrestres, il lui faut pouvoir stocker de l’air pour respirer sous l’eau. C’est sous ses élytres qu’il va « coincer sa bulle ».
Le renouvellement de l’air s’effectue lorsqu’il remonte à la surface : le corps basculé vers l’avant, l’extrémité postérieure relie la chambre d’air à l’air ambiant.
Véritables véhicules amphibies, les Dytiscidae nagent (très bien et très vite), mais savent aussi voler et marcher si nécessaire.

Les stries marquées sur les élytres sont caractéristiques des femelles de certaines espèces de Dytiscus, dont D. pisanus. Mais comme rien n’est simple en entomologie, il existe des variations de femelles aux élytres lisses comme ceux des mâles. Heureusement il y a une autre différence physique entre les 2 sexes .. Les mâles possèdent un groupe de ventouses sur les pattes antérieures. Ces ventouses leur permettent de se maintenir à la femelle pendant l’accouplement.

Ci-dessous la face ventrale, un élément important pour l’identification des espèces de Dytiscus.

Taille du spécimen : 31mm

Vue ventrale Dytiscus pisanus
Vue ventrale de D. pisanus
Le pronotum et la tête de D. pisanus
Pattes postérieures de Dytiscus pisanus
Les pattes postérieures de D. pisanus. Les soies orangées une fois dépliées forment des rames puissantes.

Technique photo

Boitier Fuji x-t2 couplé à un soufflet macro Nikon PB-6.
Vues dorsale et ventrale:
Objectif de reproduction Rodenstock Apo-Rodagon-1x 75mm/f4
Rail motorisé « Ultra-rail » MJKZZ, pas de 200µm
Eclairage par panneaux LED  Yougnuo yn300air et diffuseurs DIY
Stacking panoramique
Traitement avec Zerene Stacker, Photoshop et Capture One.

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