L'appareil photo et les optiques

L’appareil photo est un boitier numérique hybride avec capteur format APS-C, un Fuji X-T2. L’obturateur électronique permet de déclencher sans générer de vibrations.

Un soufflet macro Nikon PB-6 est couplé au boitier via une bague d’adaptation Nikon/Fuji. Ce soufflet était une des « Rolls » de la gamme Nikon du temps de l’argentique, on le trouve maintenant en occasion. Sa construction en fait un allié de poids pour la pratique qui nous intéresse ici.
Le soufflet à une extension de 200mm, ce qu’on appelle le tirage. Plus on allonge le soufflet et plus le grossissement est important, à optique équivalente.

C’est le choix de l’optique qui va déterminer le rapport de grandissement.
Je n’utilise pas d’objectif photo macro au micro-studio. Je réserve son utilisation aux sorties terrain.
J’ai un assortiment de 4 optiques à monter sur mon soufflet. Ce combo me permet d’appréhender tous les rapports de prise de vue entre 0,5x et 11x . Je ne vais pas au delà  pour l’instant car je n’en éprouve pas la nécessité dans mes compositions. Mais si je souhaite aller plus loin et bien il me faudra à nouveau casser ma tirelire pour ajouter une nouveau caillou à mon parc actuel. 

Pour revenir à nos moutons, ou plutôt nos optiques, voici celles avec lesquelles je bosse :

  • Schneider Apo-Rodagon-D 1x 75mm f4, un objectif de reproduction optimisé pour travailler au rapport 1:1 ; je l’utilise sur une plage de 0,5x à 1,5x
  • Schneider Componon-S 50mm f2,8, un objectif d’agrandisseur photo, qui avait déjà une sérieuse réputation du temps de l’argentique. Il me sert entre 1,5x et 2x
  • Lomo 3,7x un objectif de microscope russe qui date mais jouit d’une sérieuse réputation dans le monde de la macro. Exploité entre 2,5x et 5x
  • Mitutoyo 10x/0,28 un objectif de microscope japonais, plus récent que le Lomo cité ci-dessus. Cette optique est de type infini et nécessite une lentille de tube pour être utilisée. Comme beaucoup de macro-photographes j’utilise un jeu de bonnettes Raynox pour jouer ce rôle. Monté avec la bonnette DCR-250 le rapport est de l’ordre de 6 à 7x et de 8 à 11x avec la DCR-250
 

 

Le rail motorisé

C’est vraiment la pièce spécifique pour la pratique du focus stacking.
Bien sûr il existe des rails micrométriques manuels, très précis, et qui permettent d’obtenir de très bons résultats. Mais sur des stacks de plusieurs centaines de photos la manipulation peut vite devenir fastidieuse, et chronophage !
L’ensemble boitier/soufflet/objectif est solidement fixé sur le rail motorisé (modèle MJKZZ Ultra Rail)
Ce rail est composé d’une vis sans fin et d’un micro moteur. La précision de l’avancée est de l’ordre du dixième de micron (0,0001mm).
Une petite télécommande infra rouge pilote le boitier de commande. Une fois les paramétrages effectués et la prise de vue lancée, c’est ce boitier qui gère l’avancée du rail et le déclenchement de l’appareil. Quant au photographe, il peut aller prendre un café !

 

L'éclairage

Qui dit studio dit éclairage maitrisé.
Celui ci est assuré par des panneaux Yongnuo led yn300 air avec adaptateur secteur. Ils assurent un éclairage continu de qualité, avec un réglage précis de l’intensité lumineuse. Les panneaux sont montés sur des bras articulés et peuvent être orientés comme je souhaite.
L’éclairage est un des facteurs essentiels de la réussite d’une image. Et une des clés de cette réussite est le dosage de la diffusion lumineuse. Pour cela tous les moyens sont bons, ou presque.. et c’est une quête perpétuelle pour trouver l’accessoire ultime pour créer la plus belle lumière. Je peux vous citer en vrac : polystyrène, plexiglas, pot de yaourt, calque, .. bref il faut être inventif afin de créer l’ambiance souhaitée pour le résultat souhaité.

Les accessoires indispensables, ou pas ..

Comme vous pouvez le voir sur la photo ci dessus, hormis l’ensemble rail/boitier il y a quelques accessoires qui facilitent la prise de vue, ou du moins la mise en place du sujet.
Il est indispensable de pouvoir déplacer le sujet de façon millimétrique pour affiner le cadrage ou bien pour réaliser des panoramiques. Pour cette raison le support du spécimen est installé sur un montage de rails qui permettent de bouger délicatement dans les 3 dlmensions par rapport à l’objectif : haut/bas, gauche/droite, avant/arrière (ce dernier axe étant moins essentiel car aussi géré par le rail auto)
A suivre ..