Bombus sp

Portrait d'un bourdon

Bombus sp

Hyménoptères - Apidae

Les bourdons appartiennent à la même famille d’hyménoptères que l’abeille mellifère, les Apidae.
Comme les abeilles ils se nourrissent de nectar de fleur et collectent le pollen pour nourrir leur larves. Ils sont de fait des pollinisateurs de 1er ordre.
Plus trapus et plus velus que les abeilles sauvages ou domestiques, on les reconnait aisément à leur silhouette massive et à leur « bourdonnement ».
Come l’abeille domestique les bourdons vivent en colonies. Mais ces dernières sont créées chaque année par une nouvelle reine, contrairement à la colonie d’abeilles domestiques qui est permanente.
Comme chez les guêpes, c’est la reine bourdon qui au printemps, commence à bâtir le nid et se charge du nourrissage des premières ouvrières. Alors que chez l’abeille domestique la reine est uniquement occupée à pondre.

Revenons à nos bourdons :
Au printemps la jeune reine qui a passé l’hiver à l’abri se met en quête d’un lieu pour fonder sa colonie. C’est souvent sous terre, une cavité existante, comme un ancien terrier de rongeur.
Après avoir tapissé les parois de végétation ou de poils elle construit deux cellules de cire : la cellule de ponte et la cellule garde-manger.
La cellule de ponte accueillera les premiers œufs. Mais avant de pondre, la mère attentionnée aura pris soin de laisser un mélange de pollen et de nectar operculé de cire.
La cellule garde-manger, la reine la remplit de nectar régurgité. Cette réserve lui permettra de se nourrir tout en s’occupant de sa progéniture.
Après 3 à 5 jours, lorsque les larves éclosent, elles se nourrissent ensemble dans l’alvéole. Après une semaine chacune fabrique son cocon de soie pour se nymphoser. Après deux semaines les adultes qui émergent sont des femelles stériles. Elles s’occuperont de soigner la génération suivante.
La reine continue la construction d’autres cellules pour ses nouveaux œufs (3 à 4 par cellule). Ce sont toujours des femelles stériles, qui comme leurs ainées s’occuperont des nouvelles larves.
Un nid de bourdon peut compter jusqu’à 600 individus.

Ce n’est que vers la fin de l’été que la reine pondra des mâles (issus d’œufs non fécondés, comme chez Apis mellifera) et des femelles fertiles. Les larves des insectes reproducteurs seront nourries par les ouvrières, par régurgitation d’un mélange de miel et de pollen.
Une fois adultes, les insectes fertiles sortiront du nid pour s’accoupler.
Les femelles fécondées passeront l’hiver à l’abri, en attendant le printemps suivant, pour une nouvelle aventure.
Quant aux  autres bourdons de la colonie, ils mourront dès les premiers froids.

Le bourdon est un des plus petits animaux endothermes, c’est à dire qu’il produit de la chaleur grâce à son métabolisme et peut ainsi contrôler sa température corporelle. Doté en plus d’une belle fourrure isolante et de bandes noires qui absorbent la chaleur du soleil, le bourdon est un des premier et dernier pollinisateur actif par temps frais.
Il peut sortir à partir de 5°C, au lieu de 15°C pour l’abeille domestique par exemple.

Technique photo

Boitier Fuji x-t2 couplé à un soufflet macro Nikon PB-6.

Portrait :
Objectif Minolta Dimage 5400
Rail motorisé « Ultra-rail » MJKZZ, pas de 80µm
Eclairage par panneaux LED Yougnuo Yn300air et diffuseurs DIY
Stacking panoramique de 136 photos
Traitement avec Zerene Stacker, Affinity Photo et Capture One.

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