Une armure de cuivre et d’acier trempé

Détail de la cuirasse d’un petit Coléoptère de la famille des CHRYSOMELIDAE, Alticinae, Podagrica fuscipes
Taille 4mm

Cet insecte phytophage se trouve sur toutes les mauves, roses trémières.

Technique : Objectif 10x/0,30 avec Raynox DCR-250 sur soufflet avec diaphragme,
rail MKJZZ motorisé,
panneaux led et diffuseur,
stack empilé avec Zerene Stacker puis passage sous Photoshop.

Baris sera toujours Baris

Le portrait d’un charançon du genre Baris (Hoffmann).

Le nom vernaculaire de « charançon » est donné à des milliers d’espèces de Coléoptères, appartenant à plusieurs familles. Celui ci appartient à la famille des Curculionidae, qui ne compte pas moins de 2200 espèces en France.
Les espèces du genre Baris ont un corps assez allongé. Chaque espèce a sa plante de prédilection, dans laquelle la larve va se développer. A ce titre plusieurs ont un statut d’indésirable dans les cultures.

Portrait d'un Curculionidae, Baris sl
Corps de Baris sl
Jeu de texture

Technique

  • Fujifilm xt2, objectif 10x/0,30 avec Raynox DCR-250 sur soufflet Nikon PB6.
  • Rail motorisé MKJZZ, pas de 7,5um,
  • Panneaux led yn300 air,
  • Empilé avec Zerene Stacker, passage sous photoshop et Capture One.

Un Rhinocéros dans ma piscine !

Le titre est un peu racoleur, je vous l’accorde. Mais pas de publicité mensongère pourtant.


Non pas de mensonge, car il s’agit bien d’Oryctes nasicornis, dont le nom vernaculaire est le Rhinocéros, que j’ai retrouvé malheureusement noyé dans un skimmer de piscine.

C’est un gros coléoptère de la famille des Dynastidae, dont le mâle porte une corne céphalique dont la longueur est très variable suivant les individus.
Ses élytres sont lisses, luisantes, de couleur acajou.
La larve se développe en 2 à 4 ans, dans les matières végétales en décomposition. Le Rhinocéros était autrefois très abondant auprès des tanneries, dans les tas d’écorce de chêne utilisé pour le tanin.

Portrait d'Oryctes nasicornis

Technique : focus stacking et panoramique
Fuji xt2
Objectif de microscope Lomo 3,7x sur soufflet Nikon PB6,
monté sur rail motorisé MKJZZ, pas de 20µm,
panneaux led yn300air avec diffuseurs,
stack empilé avec Zerene Stacker, panoramique assemblé avec ICE, passage Photoshop et Capture One.

Asilidae, mouche prédatrice

Du groupe des Diptères, la famille des Asilidae représente des mouches prédatrices.

Postées à l’affût, elles capturent leurs proies en vol, grâce à leurs pattes robustes. Puis c’est avec leur rostre qu’elles vident leurs victimes.
Les grandes soies sous les yeux protègent ces derniers lorsque la proie se débat.

Gros plan sur la « paille » de l’Asilidae

Technique employée : Focus stacking panoramique
Boitier Fuji Xt2,
Objectif de microscope Lomo 3,7x sur soufflet, le tout monté sur rail motorisé MKJZZ.
Panneaux led Yn300air,
Stack empilé avec Zerene Stacker, panoramique assemblé avec ICE, puis passage sous Photoshop et Capture One.

La cicindèle des prés, de face

Cylindera germanica tel que pourriez la découvrir si vous étiez sa proie 🙂

Les impressionnantes mandibules de Cylindera germanica (ou Cicindela germanica), la Cicindèle des prés.
Taille : 11mm.

Technique : focus-stacking panoramique
Boitier Fujifilm Xt2, obturateur électronique,
Objectif de microscope infini 10x/0,30 avec Raynox DCR-250 sur soufflet Nikon PB-6,
Panneaux led Yn300air et diffuseurs diy,
Ultrarail motorisé MKJZZ, pas de 7,5µm,
Stack empilé avec Zerene Stacker, panoramique assemblé avec ICE, passage sous Photoshop et Capture One.

L’image finale est le panoramique de 3 piles d’images (stacks), d’un total de 520 photos.

Mouche à scie : Macrophya annulata

Voici un Hyménoptère du sous-ordre des Symphytes, de la famille des Tenthredinidae.

Les Symphytes sont aussi appelés « Mouches à scie » en raison de la forme de l’ovipositeur en forme de scie avec lequel la femelle pond ses oeufs dans les tiges des plantes.

Si à l’état adulte les tenthrèdes se nourrissent de nectar (et quelques espèces sont prédatrices), leurs larves ressemblant à s’y méprendre à des chenilles et appelées « fausses chenilles » se nourrissent de feuillage. Beaucoup sont considérées comme des ravageurs. Chaque espèce a sa plante de prédilection.
Certaines espèces arborent les couleurs des guêpes, mais ne piquent pas, et d’autres comme celle ci ont une livrée sombre.
Il n’y a pas de rétrécissement abdominal (la fameuse taille de guêpe).

Taille (corps) : 12mm

Technique employée : Focus stacking panoramique
Boitier Fuji Xt2,
Objectif de microscope Lomo 3,7x sur soufflet, le tout monté sur rail motorisé MKJZZ.
Panneaux led Yn300air,
Stack empilé avec Zerene Stacker, panoramique assemblé avec ICE, puis passage sous Photoshop et Capture One.

La cicindèle des prés

Voici un des plus impressionnants coléoptères que l’on peut croiser.

Des longues pattes étudiées pour la course, des yeux très développés et des mandibules puissantes et acérées. Le tout combiné à une efficace tenue de camouflage, vous avez le portrait de redoutables chasseurs : les Cicindèles.
Ces Coléoptères font partie de la famille des Carabidae, sous famille des Cicindelinae.

Voici Cylindera germanica (ou Cicindela germanica), la Cicindèle des prés.
Taille : 11mm.
Le spécimen trouvé est malheureusement abimé, il manque l’extrémité de l’abdomen et des élytres, mais j’ai décidé de l’exploiter quand même car l’occasion ne se présente pas tous les jours.

Technique
Boitier Fujifilm Xt2, obturateur électronique,
Objectif de microscope Lomo 3,7x sur soufflet Nikon PB-6,
Panneaux led Yn300air et diffuseurs diy,
Ultrarail motorisé MKJZZ, pas de 20µm,
Stack empilé avec Zerene Stacker, panoramique assemblé avec ICE, passage sous Photoshop et Capture One.

L’image finale est le panoramique de 3 piles d’images (stacks), soit un total de 350 photos.
L’avantage de cette méthode est d’avoir le maximum de résolution sur le fichier final (ici 55 mégapixels), ce qui permet de grands tirages et apporte aussi un confort lors de l’étape du post-traitement, car oui il y a du nettoyage et de la retouche pour finaliser une prise de vue en extrême macro (où les poussières deviennent des cailloux )

Panoramique de Cylindera germanica

Garde manger (3) – Bain de boue

Suite de « Garde-manger 2« , série de photos sur une guêpe fouisseuse de la famille des Specidae, Sceliphron sp.


Notre guêpe a construit et rempli ses nids, faisons un petit retour en arrière pour voir la manière dont elle récupère la matière première pour bâtir : la boue.
Voici une séquence de préparation d’une précieuse boulette

L’œil de Camponotus sp

Formicinae, Fourmi, Extrememacro, Fractiondinstant, Camponotus, Portrait
Détail de l’œil à facettes de Camponotus sp, du groupe aethiops.
(voir sur le même thème Camponotus)

Technique
Boitier Fujifilm xt2, obturateur électronique,
Objectif de microscope infini 10x/0,30 avec Raynox DCR-150 monté sur soufflet Nikon PB6,
Rapport de 10x,
Rail motorisé Ultrarail MKJZZ, pas de 5µm,
Eclairage : Panneaux led Yn300air avec diffuseur maison
Stack de 182 photos empilé avec Zerene Stacker, puis passage par Photoshop et Capture One 12.

Le masque de Camponotus sp (2)

Formicinae, Fourmi, Extrememacro, Fractiondinstant, Camponotus, Portrait

Un autre portrait de Camponotus sp, du groupe aethiops.
(voir sur le même thème Camponotus)

Technique
Boitier Fujifilm xt2, obturateur électronique,
Objectif de microscope infini 10x/0,30 avec Raynox DCR-250 monté sur soufflet Nikon PB6,
Rapport de 7x,
Rail motorisé Ultrarail MKJZZ, pas de 7,5µm,
Eclairage : Panneaux led Yn300air avec diffuseur maison
Stack de 305 photos empilé avec Zerene Stacker, puis passage par Photoshop et Capture One 12.

Le masque de Camponotus sp

Formicinae, Fourmi, Extrememacro, Fractiondinstant, Camponotus, Portrait

Voici le portrait d’une fourmi du genre Camponotus sp, je suppose du groupe aethiops.
Cette fourmi de 5 à 10mm apprécie les substances sucrées (nectar, fruits) et se nourrit aussi du miellat des pucerons. On peut ainsi l’observer au milieu de son élevage de pucerons. Elle chasse aussi des insectes.

L’objectif utilisé ne permettant pas de cadrer l’ensemble du sujet, il m’a fallu associer la technique de la photo panoramique à celle du focus stacking. L’image finale est l’assemblage d’un panoramique de 4 photos, chacune d’elle obtenue par l’empilement de 235 photos (focus stacking), soit un total de 940 images.

Technique
Boitier Fujifilm xt2, obturateur électronique,
Objectif de microscope infini 10x/0,30 avec Raynox DCR-150 monté sur soufflet Nikon PB6,
Rapport de 10x,
Rail motorisé Ultrarail MKJZZ, pas de 5µm,
Eclairage : Panneaux led Yn300air avec diffuseur maison
La photo finale est issue de l’assemblage panoramique de 4 piles de 235 images chacune.
Stack empilé avec Zerene Stacker, panoramique assemblé avec ICE, puis passage par Photoshop et Capture One 12.

Garde manger (2) – La réserve

Suite de « Garde-manger« , série de photos sur une guêpe fouisseuse de la famille des Specidae, Sceliphron sp.


Ce n’est pas tout ça, mais après avoir construit le « cocon », encore faut il le remplir.
Encore beaucoup de voyages, cette fois ci non pas pour transporter le mortier mais les araignées capturées et paralysées.
Quand l’urne est pleine et que l’œuf a été déposé, il n’y a plus qu’à refermer le tout avec un petit couvercle en terre.

Macro, Sceliphron, fractiondinstant, Hymenoptera, Sphecidae,
Une petite dernière dans la réserve.
Macro, Sceliphron, fractiondinstant, Hymenoptera, Sphecidae,
C’est avec une boulette de terre humide travaillée avec ses mandibules que notre guêpe va refermer la « nurserie ».
Macro, Sceliphron, fractiondinstant, Hymenoptera, Sphecidae,
On distingue la maçonnerie fraichement faite. Il lui a fallu 2 boulettes de terre pour refermer les 2/3 de l’orifice. Je vous laisse calculer le nombre de trajets nécessaires jusqu’à la flaque la plus proche pour bâtir l’intégralité du HLM.

Garde manger

Voici le premier épisode de quelques articles consacrés à une guêpe fouisseuse, Hyménoptère de la famille des Sphecidae : Sceliphron sp.


Cette guêpe au long corps effilé capture des araignées qu’elle paralyse avec son venin avant de les transporter dans des loges en boue séchée qu’elle aura auparavant confectionnées. Une fois la cellule remplie, elle dépose un oeuf avant de la refermer avec un opercule de boue.
A sa naissance la larve se nourrira de ce qu’il y a dans son sarcophage de terre.
Les proies capturées qui ont été enfermées avec la larve n’ont pas été tuées, mais juste paralysées. Ainsi elles se conservent jusqu’à ce qu’elles soient consommées.
Le moment venu, la larve se métamorphose et sort en découpant le couvercle à l’aide de ses mandibules.
Mais même bien enfermée dans son petit nid de terre, elle n’est pas toujours à l’abri, comme nous le verrons dans un prochain article..

Macro, Sceliphron, fractiondinstant, Hymenoptera, Sphecidae,
Sceliphron sp. sur ses cellules de terre. Les pattes qui dépassent sont aux araignées capturées.
Macro, Sceliphron, fractiondinstant, Hymenoptera, Sphecidae,
Sceliphron en train de remplir l’urne de nourriture.